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 What's the matter?! [Naara]

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Shuhara Matsue

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Âge ~ Année : 17 ans ~ 1ère année!
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MessageSujet: What's the matter?! [Naara]   Mar 1 Sep - 11:34

La cloche venait de sonner, annonçant la fin des cours, du moins pour aujourd’hui. Il avait passé une journée affreuse. Le retour des vacances était dur, beaucoup trop. Ahhh, il aurait tout donné pour être au bord de la plage en cet instant. Affalé sur les différentes tables, sans plus arriver à suivre les voix plus ou moins monocordes des enseignants, qui entraient et ressortaient aussi vite de ses oreilles. Il se leva de sa chaise sur laquelle il avait bien crut ne plus pouvoir se désincruster, tellement il avait l’impression que cela faisait des heures et des heures qu’il était là, à écouter, enfin si on pouvait dire ainsi, la voix du professeur qui s’escrimait à leur faire rentrer dans la tête je ne sais quel leçon. Mais d’ailleurs, cela faisait bien des heures et des heures. Professeur de quoi au fait ?! Bah il s’en fichait ! ce cours interminable venait enfin de prendre fin! Il mit toutes ses affaires, qu’il avait sortit sur sa table, même ce qui n’avait aucun rapport, dans son sac et d’un bond se leva tandis que les autres étaient attentif à ce que le prof avait à leur dire pour finir. Tant pis, il n’avait pas le temps d’écouter…D’un ou deux bonds, il atteint la porte de sortie de la salle, dans laquelle il étouffait. Kyaaaa!!! Il n'avait maintenant qu'une envie, rejoindre sa batterie chérie!! Trop de temps qu'il avait passé sans elle!

Mais avant tout sa raison lui dictait d’aller en direction des dortoirs. Une bonne douche ne lui ferait pas de mal. Il passa une main dans ses cheveux blond châtains dont quelques mèches lui tombaient devant les yeux et décida de suivre ce bon conseil donné par sa conscience. Il continua donc de longer le couloir, avant d'arriver enfin devant la porte de sa chambre. Il semblait n’y avoir personne. Poussant la porte, celle ci était effectivement vide. Bien. Il allait pouvoir vaquer à ses occupations. Refermant la porte derrière lui, son regard tomba sur l’armoire dont il n’avait eu le temps de refermer les portes ce matin, et constata qu’elle restait quasiment vide devant lui. Un détail qui lui était sortit de la tête pendant la journée, bien qu’à s’y souvenir, ce détail l’avait plutôt agacé ce matin. Surtout parce qu’il allait devoir, inévitablement, faire une lessive. Ce qui ne l’enchantait guère. Il n’avait pourtant pas le choix. Rhaaa. Ne pouvait-il pas y avoir des femmes de ménages ou je ne sais trop quoi pour faire ça?! Posant son sac dans un coin de la chambre, il chercha quelque chose de propre à mettre et tout ce qu'il trouva de convenable fut un gilet à capuche rose parsemé de blanc un peu trop grand dont il ne savait même pas l'existence et un survêtement noir, bah c'était pas la classe mais ça ferait l'affaire. Puis ses affaires sous le bras il se dirigea vers les douches. Un frisson parcourut sa peau lorsqu'il fut en contact avec l'eau. Il y resta un bon moment, comme toujours à vrai dire, puis sortit, se sécha et enfila ses habits. Rabattant la capuche sur ses cheveux mouillé, il prit le panier à linge qui trainait dans un coin, et retournant dans sa chambre vide, il entreprit de ramasser ses habits, tous ses habits, avec force de soupire. Au dehors le jour commençait à décliner. Enfin lorsqu’il eut tout ce qu’il y avait à laver dans le panier, en étant bien sur, que se soit uniquement ses vêtements, muni de sa micro volonté, il ressortit de la chambre. Et maintenant, direction la laverie. Il lâcha un juron, et dans l’attente de passer la plus merveilleuse soirée qu’il n’ai eut, il parcourut les couloirs, la panière sous le bras. Enfin, jusqu'à ce que cette follasse de femme de ménage lui tombe dessus. Il avait bien crut faire une crise cardiaque


« Tu vas à la laverie hein...attention à la porte »

Vielle sorcière. La porte. Ben quoi, qu'est ce qu'elle avait? Il aurait bien voulut lui poser la question mais aussitôt apparut, qu'elle avait disparut en laissant son rire trainer derrière elle. Bah. En réalité, légèrement gondolée il fallait faire attention à ne pas la refermer entièrement, et pour ne pas arranger le tout, la poignée tenait mal, on prenait donc le risque en la fermant, ou la claquant, de rester coincer à l'intérieur, enfermé. Reprenant sa route, il arriva devant la dite pièce. Une ou deux machines tournaient déjà, mais la pièce restait vide. Il ne comptait pas non plus s’éterniser ici, il savait qu’il n’y avait rien de plus intéressant que de regarder tourner une machine néanmoins, il était décidé à se passer de se plaisir! Et de rejoindre au plus vite ses cymbales. Descendant les quelques marches, son regard glissa autour de lui, il alla se poster devant l’un des engins de libre, posant au sol le panier remplit de linge. Il s’accroupit devant puis ouvrit le hublot, puis se tournant vers son tas de linge, il fourra tout dedans. Pas de tri. Pourtant il aurait été nécessaire. Il avait pas mal d'habits, et nombreux étaient de marques, quelques uns fait sur mesures et les autres trouvés sur un coup de tête dans différents magasins. Et autant dire que parmi tout ça, il y en avait bien deux trois fragiles, d'autres qui déteignaient bref,les mettre tous ensembles ainsi relevait du désastre. En espérant que rien n'arrive. Arf. hop, une petite lingette qui absorbe les couleurs qui dégorgent et pas besoin de tri. Peut être deux non ?! A vrai dire il n’en savait rien, puisque c’était la première fois qu’il essayait et par ailleurs il espérait que cela marche, sinon adieu ses vêtements ! Par précaution, il décida de mettre trois lingettes. Non mais vraiment s'abaisser à ce genre de tâche..enfin il n'avait pas bien le choix. Se relevant, il mit de la lessive dans le compartiment adapté puis sélectionna un programme. Puis il appuya sur le bouton démarrant ainsi sa machine. Il resta un instant immobile devant, comme absorbé, puis se pencha pour récupérer le panier à linge à terre. C’est alors qu’il entendit la porte de la laverie grincer dans son dos. Se retournant pour apercevoir qui était la personne arrivante.
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Nakamura Naara
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MessageSujet: Re: What's the matter?! [Naara]   Mar 1 Sep - 12:43

      [ Nakamura-Sensei ] - Et donc, il faut ajuster l'ourlet pour...


    La sonnerie lui coupa le sifflet. Déjà, les élèves ramassaient leurs affaires et filaient vers la sortie, enfin libérés. Sensei marmonna pour lui-même ce qu'il y avait à faire pour le prochain cours, sachant pertinemment qu'ils n'écouteraient pas. Tant pis pour eux, ils auraient des punitions et lui ça le ferait bien rire. Le jeune professeur s'empara de son sac et empila ses notes dedans, avant de le refermer d'un coup sec. Ce n'était pas le moment de traîner, il devait le petit Yuu à ses séances de chimio. Il était heureux de l'avoir pris sous son aile, et Yuu avait fini par comprendre qu'il ne le lâcherait pas de sitôt.
    Malheureusement aujourd'hui, il ne pourrait pas rester avec lui jusqu'à la fin, il le déposerait simplement et lui donnerait de l'argent pour qu'il puisse prendre un taxi pour rentrer. Naara était déçu, mais il était en retard dans la préparation de ses cours, tellement il s'était passé de choses depuis son arrivée à Kyôsô. Il n'avait plus une minute à lui ! Enfin bon. En sortant, il ne ferma pas la porte à clef, puisqu'il revenait tout à l'heure.

    Son chapeau vissé sur son crâne et sa canne tournoyant entre ses doigts, Naara se rendit tranquillement à l'endroit où Yuu était censé l'attendre. Ce dernier arriva avec deux minutes de retard, et il lui fit les gros yeux - pour rigoler bien entendu. Une complicité s'installait entre eux, et cela plaisait au professeur. Allez, plus le temps de traîner. Ils montèrent dans la voiture et Naara démarra, direction l'hôpital.

    Une demi-heure plus tard, Nakamura-Sensei était de retard. Il consulta l'heure en descendant de sa voiture, et constata qu'il était en avance sur le programme qu'il était fait. En voilà une bonne nouvelle, enfin. Avant de rejoindre sa salle de classe, il s'arrêta au distributeur. Il n'avait ni bu ni mangé depuis ce midi, et son estomac criait famine. Naara se prit un café et une barre chocolaté ( miam ! ) puis disparut dans les couloirs.
    Dans sa salle, il jeta son sac sur le bureau, et posa son en-cas sur à côté. Il s'affala sur sa chaise et ferma les yeux un moment, pour se remémorer sa journée. D'après ce qu'il avait entendu des conversations indiscrètes pendant son cours, on l'appelait Kushou-Sensei, parce qu'il ne souriait jamais. Kushou veut dire "sourire amer". L'ironie fait bien les choses... Enfin cela dépend pour qui ! Bref, ses élèves avaient un sacré imagination, et il ne se vexait pas pour un trc pareil. C'était même amusant.

    Naara s'empara de sa timbale de café. Il la porta à ses lèvres, et la chaleur lui chatouilla les narines. Il éternua violemment, et tout le contenu de la timbale se déversa sur sa magnifique chemise blanche. Naara poussa une belle brochette de jurons en voyant le résultat, et déduit qu'il fallait rapidement le laver avant que ça ne tâche définitivement. Il enleva sa chemise et revêtit sa veste ( c'était spécial, veste sur torse nu o__o ). Il s'agissait de se rendre à la lingerie le plus vite possible. Magnifique Kyôsô que d'avoir créer une laverie ! Au moins, ça responsabilisait certains élèves peu soigneux.
    Il traversa le bâtiment à toute vitesse pour rejoindre l'internat, et trouva sans difficulté la laverie. En fait, dès que Naara une minuscule tâche quelque part, il se précipitait ici. Il poussa la porte grinçante et aperçut un jeune homme aux cheveux clairs, qui ne lui était pas inconnu. Quand ce dernier se retourna, Naara grimaça. Super... Shuhara Matsue en personne.

    Il y a quelques jours, Naara s'était disputé avec lui. En fait ce n'était pas vraiment une dispute... Matsue avait refusé de faire ce qu'on lui disait lors des ateliers de mode, et s'était appliqué à essayer de le pousser à bouts. Naara avait cru devenir fou mais heureusement la sonnerie avait été de bonne augure. Depuis cet incident, Naara rêvait de le faire payer à Matsue. Il détestait qu'on ne se soumette pas à ses ordres, et Matsue avait blessé son ego.
    Mais d'abord la chemise. Il l'enfourna dans une des machines et la mit en route, surveillant du coin de l'oeil la température. Puis, le regard glacé, il se tourna vers le jeune homme.

      [ Nakamura-Sensei ] - Alors, tu te décides enfin à mettre la main à la patte on dirait ?


    Oui, oui, c'était sûr, Naara n'avait absolument pas digéré l'incident. Matsue était peut-être mignon, mais il ne s'était pas attiré les bonnes faveurs du professeur. Et ce regard, à chaque fois... Il était perturbant, cet idiot. Énervé, Naara le prit par les épaules et le plaqua contre le mur, et le panier à linge sale roula par terre. C'était le cadet des soucis de Naara.

      [ Nakamura-Sensei ] - Tu n'as pas intérêt à recommencer tes idioties dans le prochain atelier. La dernière, je n'ai pas apprécié !
      Maintenant, tu me dois des excuses. Une des règles avec moi, c'est que quand j'ordonne, tu obéis. Je suis professeur, je suis supérieur, c'est bien compris ?
      Même si la branche de la mode ne te concerne pas, tu n'avais pas de raison de te comporter ainsi.


    Le visage pâle et glacial de Naara était tout proche de celui de Matsue. Il serrait les dents. Mais connaissant Matsue, ça risquait de ne pas être si facile... Il avait toujours une idée derrière la tête ! Les festivités ne faisaient que commencer, Naara en était convaincu.
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Shuhara Matsue

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MessageSujet: Re: What's the matter?! [Naara]   Mer 2 Sep - 16:21

« Nakamura-sensei! ♥️  »

Cette silhouette, et oui, cette personne n'était autre que Nakamura-sensei! Oh joie! Nakamura. Le professeur de mode. Celui qui se prenait pour l'applicateur de l'ordre et de la loi. Ses lois plutôt. Évidemment, comme on pouvait facilement le penser, Matsue n'adhérait pas. Et il y a quelques jours, il avait fait en sorte de faire sortir de ses gonds le petit professeur, et cela par tous les moyens. Malheureusement sa tentative avait échoué avec l'annonce de la fin des cours. Un fin sourire sarcastique se peignit sur ses lèvres. Il n'empêche que ce jour là, il s'était bien amusé! Mais il se doutait bien que ça n'avait pas du être le cas de Naara et que la prochaine fois il lui ferait payer son insolence. Bah. Ce mettre à dos tous les professeurs étaient devenu presque banale pour lui. Celui la, il ne le lâcherait pas. Le voir s'énerver tout seul, s'en était presque jouissif. Pourtant, il y avait bien un petit quelque chose qui perturbait son bonheur, c'était trop facile. Beaucoup trop. Il faut dire qu'il était passé maitre dans ce genre de situation. Mouahaha. La voix de son interlocuteur le tira de ses pensées

[ Nakamura-Sensei ] - Alors, tu te décides enfin à mettre la main à la patte on dirait ?

Son iris noires fixées sur le brun, il le regarda avec un air de merlan frit, si bien que l'on pouvait se demander s'il était idiot, ou non. Il jeta un coup d'œil à sa machine à laver qui tournait, et reposa ses iris sur l'homme face à lui, un sourire amusé se dessinant sur ses lèvres rosées. Claquant de la langue, il s'eclama

« hann et oui comme vous le voyez...Et vous? Faire une machine pour une seule chemise, c'est...»


Et d'ailleurs il était tant qu'il la fasse cette machine. Car au point d'arriver à n'avoir plus rien à se mettre alors qu'en semaine il portait l'uniforme. Hum. No comment. Il n'eut guère le temps de finir sa phrase, car brusquement le jeune professeur réduit la distance qui les séparait et l'agrippant par les épaules, le plaqua contre le mur derrière lui. Position pas des plus confortable et qui plus est il y avait un truc qui lui rentrait dans le dos. Ce que c'était, il n'en savait rien et à vrai dire cela importait peu. Surpris, il en lâcha le panier à linge vide qui roula sur le sol, allant cogner contre l'une des machines à laver. Son cœur ratant par la même occasion un battement. Nan mais qu'est ce qu'il lui prenait?!

[ [i]Nakamura-Sensei
] - Tu n'as pas intérêt à recommencer tes idioties dans le prochain atelier. La dernière, je n'ai pas apprécié !
Maintenant, tu me dois des excuses. Une des règles avec moi, c'est que quand j'ordonne, tu obéis. Je suis professeur, je suis supérieur, c'est bien compris ?
Même si la branche de la mode ne te concerne pas, tu n'avais pas de raison de te comporter ainsi.

Ah c'était donc ça! Ne me dites pas que ce cher professeur était en colère?! Il n'y avait qu'à regarder le visage fermé et le regard aussi froid que les bises glaciales de l'Antarctique pour deviner que si. Il avait la rancune tenace dis donc! Des excuses?! Arf, il pouvait toujours attendre! Matsue lui décocha un regard du genre qui disait : T’es pas ma mère et lui tira la langue de mécontentement, comme un gamin. Et sur le coup, le styliste pouvait être sur que le jeune homme s'appliquerait à lui rendre la vie impossible à chaque fois qu'il le croiserait. Il n'avait pas pour habitude de faire ce que l'on attendait de lui, une qualité qui se transformait vite en défaut avec lui. Ce qu'il l'agaçait! Il se prenait pour qui?! Bien la première fois qu'un professeur lui parlait ainsi, et faisait office de son autorité. L'espace de quelques secondes il fut décontenancé par l'attitude du professeur, amplifié par le fait qu'il était dans une situation d'infériorité qu'il n'avait pu prévoir. Mais il retrouva très vite une contenance avec les propos qui suivirent.
« quand j'ordonne, tu obéis... » L'espace d'un instant son visage se durcit bientôt remplacé par un sourire carnassier, une lueur malsaine brillant au fond de ses yeux.

« Tsss...Je ne vous direz pas que je suis désolé ou que je m'excuse, car ce serait mentir, et...ce n'est pas bien de mentir. N'est ce pas Kushou-Sensei? »

Son sourire s'éclaircit un peu plus, il continua d'un ton ou perçait toujours le même plaisir, posant une main sur le torse nu de l'homme. Proche. Beaucoup trop proche. Il sentait son souffle chaud sur son visage.

« Et maintenant? »

Ironie. Insolence, Provocation. Sa voix ne laissait rien paraître, pourtant une rage froide avait envahit son être. Un fait rare. Les propos du professeur l'avait atteint en son égo. L'avait rabaissé. Il ne pouvait pas laisser passer ça. Supérieur, laissez moi rire. Un rire amère. Il fallait qu'il le lâche. Il le devait. Il ne supportait plus cette immobilité qui contraignait ses mouvements. Relevant ses pupilles d'un noir profond, il tomba sur celles de Nakamura, puis sur ses lèvres. Malgré le fait qu'il soit maintenu coincé contre le mur, le visage du professeur était si proche qu'il n'avait pas besoin de faire de grands mouvements pour se rapprocher. Sans quitter des yeux son interlocuteur il rapprocha donc un peu plus son visage du sien, jusqu'à faire toucher sa bouche sur celle de Naara, pâle réplique d'un baiser volé, et attrapa entre ses dents la lèvre inférieur qu'il mordit jusqu'à faire lâcher prise son ainé. Il l'avait mordu, comme un chien le fait lorsqu'il se sent acculé. Un chien. C'est bien ça qu'il voulait non? « J'ordonne , tu obéis » .
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Nakamura Naara
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MessageSujet: Re: What's the matter?! [Naara]   Ven 18 Sep - 14:51

    Cette attitude de défi, ces expressions provocatrices, je me doutais qu'il était passé maître dans l'art de faire chier le monde. Et évidemment, je suis une de ces victimes ! Bien sûr, je suis bien décidé à ce que ça change. Je suis loin d'être un imbécile, je sais moi aussi emmerder les gens. Pourtant, je me demande comment on peut en arriver à de telles extrémités... Pourquoi est ce que Matsue cherche à ma pourrir la vie ou mes cours, pourquoi là, n'est-il pas décidé à accepter le sermon et s'en aller bien gentiment ? Ah, le genre humain... Plus compliqué, il n'y a pas. Par contre, j'ai un mauvais pressentiment... Comme si la suite n'allait pas se dérouler comme je l'avais prévu, ou lui l'avait prévue...

      « Tsss...Je ne vous direz pas que je suis désolé ou que je m'excuse, car ce serait mentir, et...ce n'est pas bien de mentir. N'est ce pas Kushou-Sensei ? »
      « ... »


    Matsue pesait ses mots, prenait du plaisir à me torturer mentalement, à blesser mon ego... Comme j'avais atteint le sien. C'était évident, il n'arrivait pas à digérer. J'arbore un sourire sarcastique, l'expression figée de mon visage ne bouge pas. Essaye de deviner ce que je pense, petit idiot... J'ai vécu un peu plus que toi et je sais ce que c'est la vie.
    J'entends un rire amer, un rire qui me dit tout sur Matsue. Ça ne va pas s'arrêter là... Et ça m'exaspère déjà. Il va finir par trouver une combine pour m'énerver et me faire sortir de mes gonds. Quand on me connaît c'est pas très difficile, il suffit de s'axer sur mes points sensibles... Mastue ne sait pratiquement rien de moi. Ce sera plus compliqué pour lui, ne ?

    Si je m'étais attendu à ce genre de chose... Pas du tout, en fait. RAAAH ! Comment il a deviné que j'aimais qu'on m'embrasse et que je n'y résistais jamais. C'est méchant x__x. Ouille ! Il s'empare de ma lèvre et me mord, jusqu'à ce que je réussisse à me défaire de son emprise. Quel salopard. Mes yeux noirs fondent sur lui et le tienne immobile, je tiens ses bras avec mes mains et je m'amuse avec ses lèvres. À mon tour de rigoler, sale chien, si tu y tiens. Je mords son cou et je le suce, laissant des traces rouges et un peu de sang qui coule des plaies.
    Moi aussi, je fais mal et j'aime faire mal, crétin. Mais il vaut mieux que je m'arrête là, sinon ça va se terminer bizarrement, je le sens. Je le gifle et le fais tomber par terre, et me relève, reculant précipitamment. Vive les réflexes de karateka... Si jamais il venait à l'idée de Matsue de me faire un croche-pied. Okay, c'est moi qui avait tout provoqué, mais quand même...
    Allez, incline-toi.

      « Bon, stop. Si tu as fini, je te propose un cessez-le-feu.
      Genre je t'emmène bouffer quelque part... Ou autre chose, ce que t'as envie.
      »


    J'ai faim, en fait. Et plus d'humeur à me disputer...
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MessageSujet: Re: What's the matter?! [Naara]   Lun 12 Oct - 21:07

Matsue s'incliner bien gentiment et lâcher l'affaire aussi simplement? C'était bien mal le connaître. Il continuerait, jusqu'à ce qu'il s'en morde les doigts. La provocation, une grande partie de son être qui finirai par lui jouer des mauvais tours. Il n'avait pas de limite, il ne savait pas où et quand s'arrêter, il en était incapable de part lui même. Pas de limites, n’est ce pas…c’est à voir. Certains semblaient le croire, comme c’était ironique. Après tout, il n’était qu’un gamin encore. Pourtant rares étaient ceux qui arrivaient à le contrer et le calmer, ou simplement oser le faire, et son égo n'avait d'égal que lui même. Intelligent, on pouvait parfois se le demander. Petit prince pourri gâté, ce sale gamin auquel on ne pouvait résister malgré tout, sait manipuler, jouer la comédie lorsque cela l’arrange, et s’il perd…Il trouvera toujours l’énergie, la force pour continuer d’avancer.

Et si on lui arrachait les ailes, serait il alors encore voler ?

Il avait tenu la lèvre de son ainé, entre le tranchant de ses dents jusqu'à ce qu'une goutte de sang perle à la surface, répandant son goût métallique sur sa langue et dans sa gorge. Mais l'effet escompté ne fut pas vraiment celui auquel il s'attendait. Car une fois libéré de son emprise, le jeune professeur ne l'avait pas lâché comme toute personne censée l'aurait fait sous l'effet de la surprise, bien au contraire. Il avait resserré son étreinte, ses mains fermement fermée autour des bras du jeune homme. Et ses yeux le fusillant de leur noirceur. Il n'avait fait que le rendre furieux.
Un éclat malsain fugace passa dans le reflet de ses iris. Une telle situation, c'en était presque jouissif. Ça n'allait surement pas durer longtemps. Il avait bien essayé vaguement de se dégager mais, il n'avait pas vraiment le profil pour contrer l'immobilité forcée que le professeur lui imposait. Et ne chercha donc pas à s'enfuir désespérément. L'idée de lui envoyer un coup de pieds bien placé ne lui effleurant même pas l'esprit.

Peut être aurait il du. La situation avait dérapé et cela avant même qu'il n'ouvre la bouche, cependant elle lui avait maintenant totalement échappé, et il était inutile de préciser qu'il détestait cela. Et c'était au tour de son sensei de jouer avec lui. Ce qu'il ne se priva pas de faire. Inconsciemment il retient sa respiration. Les battements de son cœur s'accélérant, paniqué. Était ce une façon pour un professeur de se comporter? Non pas vraiment... Et ses dents qui se plantent dans la chair tendre de son cou. Un hoquet de surprise entre la plainte et le gémissement sortit de derrière ses lèvres obstinément closes tandis qu'un frisson remonta le long de sa nuque. Pour une fois, il ne savait plus vraiment comment réagir.

La suite allait couper court à tout, les doigts autour de ses bras le relâchent ne serait ce que pour mieux lui retourner une claque magistrale. Sa position ne lui assurant pas tout l'équilibre dont il aurait eu besoin, vacillant, il retomba sur le sol. L'homme se reculant avec une vivacité toute surprenante, comme devant un serpent prêt à se jeter en avant, prêt à fendre la chair de ses crocs et injecter son venin. Matsue quant à lui, resta immobile sur le sol froid de la laverie. Stupéfait. Quelques mèches de ses cheveux blonds cachant son visage et son regard. Portant sa main à son cou, il effleura du bout de ses doigts fins la blessure que venait de lui faire ce prof pervers. Rhhaa. Jamais il n'aurait avouer qu'au final il avait apprécié cela. Ça faisait mal. Surement moins que la raclée qu'il venait de se prendre. Pire encore, pour la première fois depuis qu'il était à Kyoso Gakuen, il s'était fait remettre à sa place, certes de façon peu conventionnelle mais il venait enfin de trouver un professeur capable de rentrer dans son jeu... et probablement de gagner. Le jeune batteur serra ses dents jusqu'à ce qu'une douleur aiguë transperce ses mâchoires.


« Bon, stop. Si tu as fini, je te propose un cessez-le-feu.
Genre je t'emmène bouffer quelque part... Ou autre chose, ce que t'as envie
. »

« Je...Si j'ai finis?! » Il laissa échapper un léger rire tout relatif contrastant avec la moue de dégout qui s'affichait sur ses lèvres pâles « Certainement pas! Vous m'avez coupé toute envie de manger!»

Se levant d'un bond, dans un éclat de voix, il cracha la colère de son orgueil mal placée au visage du professeur de mode, son sourire carnassier et sarcastique l'ayant quitté depuis longtemps. Ses joues rosissant sous l'effet de l'état chaotique dans lequel il se trouvait.

« JE NE PERDRAI PAS! Pas contre vous.... »

Il le détestait. Il le haïssait. Colère et...frustration. Un désagréable sentiment qui, telle une ronce éraflait son cœur de ses épines. Perturbant.. Il jeta un regard brulant à celui qui lui faisait face tandis que d'un pas rageur, il alla récupérer la panière à linge, le frôlant au passage. Il le détestait. Il le détestait. Il se mordit la lèvre. Il voulait sentir ses mains contre sa peau. Arf. Il donna un coup de pieds violent dans l'une des machine à laver. Il ne perdrais pas!
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Nakamura Naara
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MessageSujet: Re: What's the matter?! [Naara]   Dim 8 Nov - 2:36

    Oh oh. Notre petit Matsue est décidément un jeune homme qui s'emporte facilement . J'ai presque l'impression qu'il va se mettre à taper du pied comme un sale gosse à qui on aurait refusé une sucette. Et avec ce mioche, je suis méchant... Je joue avec lui, je le mords, je le frappe, je le punis. Il est devenu mon jouet, parce qu'avant il m'a traité ainsi. Et j'ai décidé de mettre un terme à sa pseudo-supériorité qu'il m'a imposé... Violant mon ego et mon honneur ! Tu vas voir, sale gosse, de quoi ce dont je suis capable. À côté de ça, quand on te mettait la tête dans les toilettes au collège c'était un simple prélude... Je sens que la suite promet. Et je le sens... Ton corps ne m'est pas indifférent, ne ? Petit jouet lubrique. J'en connais certains qui ne feraient qu'une bouchée de toi, morveux.

    Je suis près de la porte. Je le regarde, ma chemise toujours déboutonnée, révélant mon torse. Je le regarde se relever tel un misérable, effleurer sa blessure, et gémir, bouillir de rage. Je ne bouge pas d'un pouce, tellement intrigué par Matsue, qui semble détester perdre autant que moi. Intéressant. Ma proposition de cesser le feu semble le choquer... Cet idiot n'a toujours pas compris la leçon. Il baratine, alors qu'il donne la sensation de ne tenir qu'à peine sur ses jambes. Est ce qu'il va tomber, vaincu par mon esprit et ma morsure de terrible professeur ? Oh, le pauvre chou. Comme c'est triste de finir ainsi, à moitié dans le panier à linge, l'autre par terre. Quelle mélancolie, vraiment.

    Je n'ai pas envie de m'apitoyer sur son sort. Je veux qu'il réagisse, qu'il se bouge les fesses... Je veux qu'il se jette sur moi, qu'il se batte pour ses pensées. Le voir abandonner serait une grande désillusion... Mais je ne pense pas que Matsue soit un lâche. Plutôt un type qui a envie d'aller au bout de ses convictions, de ses ambitions... Considérons que plutôt qu'un règlement de compte, cette altercation est un espèce de test. Pour Matsue. Moi à vingt sept printemps je n'en ai pas grand besoin...
    Il parle, ou plutôt vocifère des phrases dans un japonais que j'ai dû mal à saisir sur le coup. Mais sa dernière phrase, je l'aime, on dirait une réplique de film. Je ne manque pas de le lui faire remarquer. Ça va l'emmerder encore plus, c'est sûr.

      « JE NE PERDRAI PAS ! Pas contre vous... »
      « Waoh. Tu devrais faire acteur, petit. »


    Dommage que je n'ai pas de sucettes sous la main. Je lui en aurais donné une pour qu'il se la boucle. Enfin... Il s'empare de son panier à linge et passe près de moi avant de donner un grand coup de pied dans un lave-linge. Eh ! Cette pauvre machine ne t'a absolument rien fait, cher Matsue. Il faut que tu apprennes à modérer tes sentiments. Je le regarde. Il s'est mordu la lèvre en m'effleurant... Ooh, je crois que ma théorie de tout à l'heure se confirme. J'ai envie de la tester davantage... Avec un joli garçon comme Matsue, même caractériel, je suis d'accord. Veut-il sentir... son corps... contre le mien ? Telle est la question, Sherlock ! Euh non, Shakespeare. Je crois. Bref.

    J'attrape son panier à linge, un sourire tellement sadique aux lèvres que Matsue a des raisons de s'inquiéter. Je pousse le panier loin de nous. Mes doigts effleurent sa joue, la caresse... tracent le contour de la morsure que je lui ai faite. Puis je l'emprisonne contre moi et le mur, bousculant cette pauvre machine à laver que Matsue a agressé tout à l'heure. Je sens son souffle, puis je pose mes lèvres sur les siennes, m'appuie contre lui. Il est bizarre... Il tressaille, ne ? Je ne lâche pas ses lèvres pendant un bout de temps et le dissuade d'essayer de me mordre en lui flanquant un léger un coup entre les jambes. Je laisse ma jambe levée... Pour qu'il puisse la sentir à ce charmant endroit si sensible. Mon front est collé au sien. Je lui pose une question. Toute simple, toute naturelle.

      « Qu'as tu peur de perdre, Matsue ? »
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Shuhara Matsue

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MessageSujet: Re: What's the matter?! [Naara]   Mar 24 Nov - 2:54

    Colère et frustration... Colère. Contre ce pseudo professeur, contre lui, et contre cette foutue machine. Il détestait les machines à laver. K'so. Bien mal lui en avait prit que de donner un coup de pieds dans l'engin. Une douleur aiguë irradiait maintenant de ses orteils. Il se serrait bien volontiers tortillé de douleur si la présence dans son dos ne l'en empêchait pas. Qu'il était stupide... Stupide de s'emporter ainsi, stupide d'en redemander encore. Stupide. Les battements de son cœur semblaient ne pas vouloir se calmer. Mais qu'est ce qu'il foutait encore ici? Qu’il arrête, qu’il sorte, qu'il ne le revoit plus. Jamais. Mais ce n’était tout simplement pas envisageable, pas pour l’instant, pas ici, pas maintenant…plus maintenant... Mais qu'est ce qui lui avait prit?

    « JE NE PERDRAI PAS ! Pas contre vous... »
    « Waoh. Tu devrais faire acteur, petit. »

    Acteur?! Il serra le poing, ses ongles pénétrant dans la chair tendre de ses paumes. Ce prof.... Il s'amusait avec lui... Comme un chat avec une souris. Titillant ses nerfs. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même, après tout c'est lui qui avait commencé. Ce n'était pas plus mal. Et puis, c'est vrai, Nakamura sensei n'était pas le premier à lui dire ça. Il devrait peut être penser à une reconversion. Quelle ironie.

    « NE VOUS FOUTEZ PAS DE MOI! »

    Donne moi une sucette et je te l'enfonce dans l'oeil! Voyant des mains se poser sur la panière à linge qu'il tenait. Il releva son regard noir, qu’il posa sur le visage de son vis à vis. Le sourire qu’il rencontra lui arracha une petite moue dont la signification laissait à désirer. Bien qu'il était clair que ce n'était pas une mimique de contentement. Et ce sourire sadique l'accapara tellement, qu'il n'opposa aucune résistance lorsque le panier lui fut retiré, ni même lorsque les doigts caressèrent sa joue. Seul un froncement de sourcils vient pertuber ses traits lisses. A quoi jouait-il à la fin?
    Un frisson remonta le long de sa nuque, lorsque son ainé effleura la peau fine de son cou, descendant jusqu'au niveau de la morsure qu'il lui avait infligé un peu plus tôt. Il pouvait y sentir le sang pulser au grès des battements de son coeur, et lorsqu'il dessina du bout des doigts les contours de sa blessure, Matsue se hérissa. D'une légère claque sèche du revers de la main, il repoussa celle de son professeur. Grognant.


    « Ne me touchez pas!»

    Il n'eut tôt fait de dire ça, qu'il se senti agrippé et repoussé en arrière, plutôt violemment. Inconsiament ses paupières se fermèrent, vaine protection infligée par son cerveau, laissant échapper un petit glapissement de surprise. De nouveau, le voilà coincé contre le mur. Sentiment de déjà vu désagréable. Aucune échapatoire... Certes ses yeux étaient fermés mais il le sentait. Là. Imposant. Proche. Beaucoup trop. Il ne voulait pas le savoir si proche... Cela lui faisait peur. Comme un rat prit au piège. C'était bien lui pourtant qui s'était mis dans cette situation. Il se maudit. Le flux de colère qui traversait son corps s'emplifiant,ses pensées tournées vers son ainé. Il rouvrit les yeux, tombant sur les pupilles oscures du professeur, tandis que ses lèvres se posaient sur les siennes. Les battements de son myocarde s'affolèrent. Oui, il tresaillait, fébrile. Il avait beau être remonté contre son sensei et ne pas le porter dans son coeur, il n'arrivait pas à empêcher son corps de répondre aux stimulations qu'il recevait. Appuyant ses mains sur le torse du professeur de mode, il essaya sans succès de repousser ce corps qui s'était collé contre lui et de cacher par ailleurs sa gène passagère. Il n'était malheureusement pas de taille à faire quoi que ce soit, ses gestes nettement limités dans la position dans laquelle il se trouvait présentement. Être désarmé, il haïssait ça au plus haut point. Ne rien pouvoir faire, se laisser aller, rester silencieux. Il en est incapable. Le mordre de nouveau? Cela ne lui semblait pas une bonne idée, et pour une fois il comptait suivre les bons conseils de sa conscience, la gifle monumentale qu'il s'était prit tout à l'heure lui avait suffit, il pouvait encore sentir la chaleur qui se dégageait de sa joue, pourtant l'autre semblait en douter, et pour parer toute éventualité, il le lui fit bien comprendre. Son geste le surprit tellement que son souffle s'en coupa, crispant ses doigts sur la veste de son ainé, son corps se tendant. Un gémissement sortit de derrière ses mâchoires fermées. Mordant sa lèvre, il s'apprêta à répliquer vigoureusement lorsque la voix du nommé Kushou-sensei se fit entendre au creux de son oreille.

    Qu'avait-il peur de perdre?! Qu'avait-il peur de perdre...Une demande toute simple, pourtant...Il ne savait pas. En fait... si. Il y avait tellement de chose qu'il avait peur de voir s'envoler et auxquelles il s'accrochait avec énergie. Mais surement pas dans le sens de la question, au sous entendu à peine dissimulé, qu'on venait de lui poser. Cette question..devait il vraiment y répondre? Il laissa échapper un soupire nettement agacé. Baissant son regard sur la jambe qui restait obstinément coincée sous son entre jambe. Front contre front... Il détourna rageusement sa tête.


    « Qu'est ce que ça peut vous faire?! »

    Plus les secondes s'écoulaient, plus son envie de partir était intense.Il ne faisait pourtant rien pour prendre la poudre d'escampette. Sa colère, sa logique, ses sentiments. Tout semblait se confondre. C'était...Déroutant. Il fallait qu'il se ressaisisse. Juste, pour ne pas s'avouer vaincu. Reprendre le dessus, contrôler la situation...Réconforter son égo que son adversaire semblait prendre un malin plaisir à malmener. Et si le sourire du professeur était sadique, celui qui s'afficha sur son visage fermé et boudeur, ressemblait plus à une mimique carnassière, qui contrastait fortement avec sa précédente bouille aux allures enfantines. Allez savoir ce qu'il se passait dans son esprit.

    « Je n'aime pas vraiment vos questions...»

    Il laissa sa phrase en suspend. A vrai dire, il y avait beaucoup de choses qu'il n'aimait pas. Perdre était l'une d'elles. Matsue était un mauvais joueur. Il préférait tricher que de se voir contraint à cette extrémité. Perdre, ne pas perdre, c'était peu être trop fort pour une telle situation, tout ce qu'il désirait, c'était de ne pas se laisser faire, ne pas s'incliner bêtement, ce qui s'avérait plus difficile qu'il ne l'aurait crut. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus le dessus sur ce qui se passait dans cette pièce. Il était entré dans le jeu imposé, et n'arrivait plus à en ressortir sans ne pas s'avouer vaincu. Et cela l'agaçait plus qu'autre chose. Ne prenant pas la peine de continuer la phrase qu'il venait de commencer, lascivement ses mains, ses bras vinrent enlacer son ainé, effleurant la peau de son torse nu. Tandis que son sourire restait accroché dans un coin de ses lèvres rosées, bien que sa voix n'en porte aucune trace.

    «Sensei...Vous n'êtes qu'un sale pervers.... Et vous? N'avez vous rien peur de perdre...?»
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